Amoureux des fleurs et de leur langage, amateurs de peinture miniature, adeptes de cultures traditionnelles, simples curieux : bienvenue dans l’univers de La Surannée !
La Surannée, c’est une maison d’art miniature, et plus particulièrement une marque d’amulettes florales peintes à la main. Aux fondements de cette maison d’art, il y a un profond respect pour le vivant sous toutes ses formes, une immense admiration pour l’inventivité infinie de la nature, et beaucoup de tendresse pour la façon dont l’humanité la célèbre via la création artistique.
C’est peut-être ce qui résonne en vous aussi ; ce qui fait que d’une manière ou d’une autre, vous avez trouvé votre chemin jusqu’ici, où je prends le temps de vous emmener un peu plus en détail dans ma démarche et ce qui m’anime dans la réalisation de ces talismans à porter près du cœur.
N’hésitez pas à m’envoyer un message si vous avez des questions ou voulez discuter d’un des aspects de mon travail, je vous répondrai avec plaisir.
Pauline



Dawid Kochman | Michał Robak | Sedanur Kunuk | Noyo creatif | By Vakhla – Own work, CC BY-SA 4.0
La filiation avec la peinture traditionnelle slave
Je suis d’origine polonaise par ma mère. Elle avait un jeu de poupées russes, qui comme beaucoup d’enfants, me fascinait. Déjà, je détaillais du regard le geste du pinceau, le choix de l’artiste dans sa représentation florale à la fois singulière et universelle. Amatrice de cultures et folklores, elle m’a aussi donné accès à des livres sur la peinture paysanne. Celle-ci, parmi d’autres représentations, a peuplé mon imaginaire à la racine.
L’art populaire européen (Zalipie, BauernMalerei) et son lien avec l’artisanat slave (technique Zhostovo) est un sujet captivant, bien trop riche à résumer ici. J’approfondirai ces deux inspirations majeures dans un article du cabinet de curiosités.
De ces styles, je me suis approprié le geste “en virgule”, qui permet de former les pétales et feuilles d’un geste à la fois précis et libre, dans une danse rythmée du pinceau, et la peinture en couches successives sur fond noir laqué pour former le relief et donner de la profondeur.

La genèse : des talismans pour mes proches
Je n’ai pas commencé par peindre des pendentifs mais des talismans pour mes proches, sous forme de pierres de soucis (“worry stones”) et petits tableaux porte-bonheur en argile.
C’est en explorant ces supports que l’idée des amulettes est née : en tant que témoin d’affection, à avoir avec soi au quotidien. Les pendentifs La Surannée sont à la fois porteurs de mon intention, mais aussi de la vôtre envers ceux que vous aimez, ou vous-même.



Le sens de la floriographie
Côté paternel cette fois, ma grand-mère aimait le langage des fleurs et nous a transmis un certain amour du symbolisme, à mes sœurs et moi. En développant l’idée des pendentifs, le lien s’est naturellement fait avec la signification donnée aux fleurs et codifiée à travers le temps.
Depuis, chaque fleur rencontrée est l’occasion de découvrir le(s) sens revêtu(s) dans les traités de référence et les cultures anciennes. J’en tire toujours une interprétation actualisée, nuancée et en phase avec les évolutions de la société et de ses représentations. Offrir ou s’offrir un pendentif, c’est aussi dire ce qu’on lit ou devine chez quelqu’un, quel message on désire passer.

Les pièces uniques, les séries limitées, les palettes éphémères
Cette approche découle directement de ma façon de peindre. En résonance avec la nature qui ne crée jamais deux entités strictement identiques, j’aime qu’une série d’amulettes soit associée à un moment, appartienne à une lignée ancrée dans le temps. Je développe donc un modèle que je peins en “groupe” de 6-7 fleurs maximum, je ne mesure ni ne retient les mélanges de couleurs pour les reproduire. Une floraison a toujours une part de spontanéité et d’inattendu car je transpose sur les cabochons les études réalisées sur papier. Le support réagit différemment, à la fois à l’étape de la peinture en couches successives, mais aussi dans son rendu sous la résine durcie.
Cette dimension éphémère et “évènementielle” confère la rareté et la préciosité des pendentifs de La Surannée, qui sont porteurs d’histoire à plusieurs niveaux.



Le calendrier de floraison
Enfin, l’épanouissement de ce jardin n’aurait pas de sens s’il ne respectait pas le rythme des saisons. Je m’attache donc à suivre autant que possible les périodes d’éclosion des fleurs. L’attachement à la temporalité de La Surannée est aussi celui d’un certain rythme, d’une forme de lenteur et de contraintes, qui nous relie à ce dont nous aurons toujours besoin : la terre, la nature.